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CICE : les principaux bénéficiaires sont les "rois de l’évasion fiscale"

La FSU-Finances a déjà dit ici tout le mal qu’elle pensait du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et prétendument l’emploi !), offert par F. Hollande pour favoriser entre autre son "ennemie" la Finance.

Mais en pleine période électorale qu’en est-il de ce sujet dans les programmes de ceux et celles qui voudraient lui succéder ?

La poursuite de ce crédit d’impôt figure dans les programmes de B. Hamon (avec certes des "contreparties" ...), de E. Macron, de F. Fillon et de Mme Le Pen qui veulent sa transformation en allégements de "charges" pérennes et définitives.
Mme Le Pen estime par ailleurs que le CICE n’a créé aucun emploi pourquoi alors le maintenir...
Le patron du Medef ne s’y trompe pas, il choisit comme bon candidat F. Fillon (M. costard gratuit) et à défaut E Macron (M. costard acheté), deux tickets gagnants pour ceux qui choisissent la suppression massive d’emplois de service public.

Pourtant, à quoi ce CICE continue-t-il de servir ?
Et bien, selon une sérieuse étude de l’Oxfam (ONG), il sert notamment à récompenser... l’évasion fiscale des capitalistes !

Voici des exemples de doubles revenus de banquiers, les uns tirés de leur "optimisation" fiscale, les autres du... crédit d’impôt.

BNP Paribas : 156 millions de revenu aux îles de Man et Caïmans, impôt zéro, plus 39 millions de CICE, offerts par Bercy ;
"Sur un chiffre d’affaires de 39 millions d’euros aux îles Caïmans, BNP Paribas a gagné 134 millions en bénéfices, une performance difficilement imaginable pour toute activité économique normale", pointe ainsi l’Oxfam.
Société Générale : 57 millions de profits à Singapour, impôt zéro, plus 38 millions de crédit d’impôt à Paris.

Selon l’ONG, les cinq plus grandes banques françaises affichaient en 2015 5,5 milliards d’euros de bénéfices dans des paradis fiscaux, des États où elles n’ont pourtant pas d’activité économique.


La FSU-Finances revendique l’arrêt immédiat du CICE et plus généralement le "sponsoring" massif aux entreprises (et notamment les plus grandes), sans contreparties ni contrôle.