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Plus de 3 000 emplois supprimés en 2015

Plus de 3 000 emplois seront supprimés dans les ministères économiques et financiers et chez les opérateurs de l’État.

Tous les ans chaque ministère et chaque opérateur se voient affecter par la loi de Finances un plafond d’emplois à ne pas dépasser.

Ce volume d’équivalents temps plein travaillé (ETPT) est ventilé par direction, selon les besoins de l’action publique.

Le plafond des autorisations d’emplois dans les ministères économiques et financiers de l’État a été publié dans la loi de finances comme suit :

Suppressions d’emplois en 2015
Ministère ou opérateur de l’état * 2014 Plafond exprimé en etpt 2015 Plafond exprimé en etpt Evolution en etpt
Finances et comptes publics 147 252 139 504 -7 748
Économie, industrie et numérique 0 6 502 6 502
Redressement productif 1 267 0 -1 267
Développement des entreprises et du tourisme * 3 272 2 637 -635
Gestion des finances publiques et des ressources humaines
(Fonction publique) *
1 359 1 354 -5
Total du périmètre économique et financier 153 150 149 997 -3 153

Source : « la loi de finances 2015 »

Comment les services du ministère pourront exercer correctement les missions essentielles au fonctionnement et au redressement de l’État ?

3 153 c’est le nombre d’emplois supprimés dans les ministères économiques et financiers de l’État en 2015.
C’est la DGFIP, direction disposant du plus grand nombre d’agents, qui paie le plus lourd tribut : 1 934 suppressions d’emplois seraient annoncées.

Ces suppressions de poste contribuent aux 1 400 millions d’euros d’économies programmées sur la masse salariale des administrations, tout comme la poursuite du gel de la valeur du point d’indice des traitements de la fonction publique.

Les conséquences sont inquiétantes tant pour la qualité des missions que des conditions de travail des personnels.

C’est parce que la crise économique et sociale a un impact fort sur les finances publiques, qu’il est impératif de lutter au mieux contre l’évasion fiscale et les fraudes aux cotisations sociales, le travail au noir, la circulation de l’argent sale et des produits illicites (drogues, armes ou contrefaçons,...).

Nos missions nécessitent des moyens humains et matériels qui soient à la hauteur des enjeux.

D’autant plus que ces missions génèrent des rentrées d’argent pour l’État tout en assurant la juste contribution de chacun à l’impôt !

Pour ces raisons, la FSU-FINANCES réclame un recrutement suffisant de personnels pour compléter les effectifs partout où cela s’avère nécessaire.

Enfin la FSU-FINANCES milite pour que Bercy concentre ses efforts sur ses missions traditionnelles et cesse, notamment à travers la loi dite Macron, d’arbitrer sur des domaines hors de son champ de compétences tels que le travail le dimanche et la suppression des conseils des prud’hommes.