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Attaque contre les fonctionnaires suite... riposter

Dans la série les attaques contre les fonctionnaires, dans le prolongement des propos du ministre Macron, nos camarades de la FSU de l’enseignement du supérieur (SNESup-FSU) ont demandé un droit de réponse aux propos infamants tenus à l’encontre des chercheurs lors de l’émission « C dans l’air ».
La résistance aux attaques doit se faire au quotidien car tous les coups sont permis pour les adversaires de la Fonction publique.
Eclairage :
Le 25 septembre 2015, lors de l’émission de France 5, la journaliste Hélène Pilichowski a tenu des propos (*) infamants à l’endroit des chercheurs grenoblois, expliquant qu’après avoir été nommés à vie, après leurs premières années de recrutement, ils passaient leur temps sur les pistes de ski ou à jouer au tennis et ne travaillaient plus.

De tels propos, qui rappellent ceux de l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy, lequel prétendait que les chercheurs ne se rendraient dans leur laboratoire que « parce qu’il y avait de la lumière et du chauffage », ne sont pas acceptables. Ils témoignent d’une totale ignorance du métier de chercheur scientifique, des conditions de son exercice et relèvent de la propagande libérale selon laquelle, fonctionnaire payé à vie, il ne serait pas tenu de travailler.

Ces propos sont indignes d’une émission du Service public et ne grandissent pas la qualité des débatteurs de cette émission, puisqu’ils n’ont suscité aucune controverse sur le plateau.
Le Snesup-FSU demande instamment que les producteurs de cette émission accordent un droit de réponse à la communauté scientifique mise en cause.

[*] La citation exacte d’Hélène Pilichowski : « Moi qui suis grenobloise, il y a des centres de recherche énormes à Grenoble, et avec des gens qui étaient nommés à vie... Comment voulez vous qu’on cherche et surtout qu’on trouve pendant toute une vie, quand ils arrivent à 25 ans, 28 ans, ils sont plein d’ardeur et puis après ils vont sur les pistes de ski et dans les clubs de tennis... À Grenoble c’était comme ça, c’était tous les chercheurs qui étaient là, bien évidemment, ils sont nommés à vie, c’est terrible ça n’a pas de sens, donc y’a vraiment des domaines où on peut engager des réformes »