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La Sécurité sociale a fêté ses 70 ans

Ce fut une des plus grandes conquêtes sociales, dont nous bénéficions encore aujourd’hui et que nous devons préserver.
L’ordonnance du 4 octobre 1945 crée la Sécurité sociale, elle fut promulguée par le gouvernement provisoire dirigé par le général de Gaulle.
Les fondements de cette protection sociale consistaient à garantir aux travailleurs et à leurs familles une protection contre les aléas de la vie, en permettant à chacun d’entre eux de cotiser selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins.

Ce système solidaire a été inspiré du Conseil national de Résistance (CNR) qui sous l’intitulé « les Jours heureux » fixa le 15 mars 1944 dans son programme : « Un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État. »
Il fut mis sur pied par Pierre Laroque et Ambroize Croizat, ministre communiste du travail de l’époque.
La Sécurité sociale ce n’est pas que l’assurance maladie, c’est également les prestations destinées aux familles, la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles, les retraites et la solidarité en faveur des personnes âgées.

L’ordonnance précitée inscrivit les véritables objectifs de la Sécurité sociale autour d’une organisation unique, d’une cotisation unique, la solidarité et la gestion des caisses par les assurés eux-mêmes et en particulier par la démocratie et l’élection des conseils d’administration des caisses.

La Sécurité sociale a rencontré une opposition du patronat dés le départ.

Heureusement celui-ci était discrédité car de nombreux dirigeants avaient collaboré avec l’ennemi (dissolution de la Confédération générale de la production française) et les salariés étaient très organisés. La puissante CGT forte de ses 5 millions d’adhérents a contribué au succès de la mise en place de la « sécu » qui fut effective en juillet 1946.

Des attaques :
Des ordonnances modifièrent sa gestion. Suppressions des élections des conseils d’administration et imposition du « paritarisme » en faisant rentrer le patronat.
Nous n’oublions pas les propos d’un ex n°2 du Medef, dirigeant d’une compagnie d’assurance privée : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

Pour la FSU Finances :
Concernant l’assurance-maladie, la FSU Finances préconise une réforme profonde du système de santé qui aboutirait à en améliorer la qualité et à réduire les dysfonctionnements.

Le taux de remboursement par la Sécurité sociale des soins de ville (médecine générale, optique, dentaire...) est descendu à 55%. Il convient d’augmenter ce taux.

L’assurance maladie obligatoire est la seule capable de maintenir les solidarités et de garantir l’accès aux soins pour tous.

La Sécurité sociale c’est notre affaire, c’est votre affaire, c’est l’affaire de toutes et tous.