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Tract de présentation

Bonjour,

Nous avons le plaisir mêlé d’un peu de regrets de vous annoncer la création d’une section FSU-Finances 76.

Le plaisir, car il y a toujours une dimension presque joyeuse à créer un outil syndical lorsqu’on fait l’effort de se rappeler à quoi sert le syndicalisme.
Celui-ci, dans ses différents versants, tient sa raison d’être de la défense des intérêts matériels et moraux des salarié(e)s, de tous les salarié(e)s.
Nous considérons que cette approche reste plus que jamais d’actualité à l’aune des drames qui ont jalonné l’année 2015 en France, mais pas seulement, et aussi des résultats électoraux récents ou plus anciens.
Oui, défendre tous les salarié(e)s d’égale manière, au-delà des origines réelles ou supposées, des convictions politiques, philosophiques, religieuses, du sexe, est la vocation du syndicalisme.
Ecrire : « d’égale manière », c’est affirmer que les droits à défendre et à conquérir seront les mêmes pour tous. Et c’est aussi affirmer que les obligations sont et seront les mêmes pour tous.
Nous serons intransigeants sur cet aspect de notre pratique syndicale. Car s’inscrire dans l’histoire de la république, ce n’est pas faire amende honorable le soir d’élections et oublier le tout dès le lendemain matin.

Les regrets viennent pour leur part du constat suivant :
Le syndicalisme, envisagé à cet endroit comme le fonctionnement de structures, est parfois d’un étonnant mimétisme avec le monde politique et administratif auxquels il est parfois censé s’opposer.
Les luttes pour les places de responsables sont parfois d’une âpreté douteuse et cachent de plus en plus mal un syndicalisme à la fois « usé » dans lequel on ne fait circuler des informations que lorsque la direction locale ou nationale donne le top, et
« abstrait » car peu en veine d’explications concrètes sur l’évolution du quotidien des agents et d’efforts d’interprétations sur les décisions majeures.

Le syndicalisme recule dans ce pays.
Les raisons d’une telle situation ne sont pas toutes extérieures au syndicalisme.
Nul ne devrait s’en réjouir car il s’agit là du recul d’une composante majeure de la citoyenneté.

En mesurant la modestie de nos moyens, et comme d’autres, nous voulons tenter de redonner un peu de souffle et de piquant à une activité syndicale un peu morose, un peu terne.
Ça ne fera pas plaisir à tout le monde.
En tout cas nous le souhaitons !


Et vous, vous faites quoi le 26 ?

Pour la section FSU-FINANCES 76 la réponse est évidente : GREVE !!!!!

Il existe de multiples sujets de mécontentement dans nos services, dans la fonction publique, dans le pays.

Pour ce qui concerne la DGFiP, il nous semble urgent de manifester avec la force nécessaire notre ras-le-bol d’une politique brutale qui conduit à l’asphyxie des missions du fait notamment des suppressions massives d’emplois.

Ce gouvernement, comme les précédents, n’aime pas la DGFiP et principalement dans sa fonction de contrôle.

Il arrive le jour où la fusion/suppression des structures sera rendue obligatoire, tant par le manque d’emplois que par des raisons de sécurité et la compression des crédits immobiliers.
D’ailleurs, des services de même nature sont déjà fusionnés parfois dans des conditions abominables, tandis que certains disparaissent purement et simplement au 01/09/2016 après que le Centre Régional des Pensions ait été liquidé en avril 2011. Cela n’arrive donc pas qu’aux autres.

Les règles de gestion allègrement massacrées par la direction générale prépare le terrain en réduisant le nombre de missions pouvant être demandées lors des mutations et en rendant indistinct, par exemple, l’affectation des emplois dans les structures communes SIP/SIE ou banalisant les emplois BCR.

Et puis il y a la question lancinante du pouvoir d’achat.
La dernière augmentation générale de la valeur du point d’indice remonte à....* ?

C’est un déni de justice sociale et le reflet évident d’une absence de respect et de considération à notre égard que nous rencontrons également, ET grandement, au niveau local.

Des négociations salariales devraient s’engager au mois de Février.

Sans un puissant mouvement le 26 janvier, pour commencer, il n’y a guère de raisons de se montrer optimiste sur le résultat à en attendre.

Mais aujourd’hui c’est le 26 Janvier qui compte.

Il faut s’engager car c’est une nécessité.

*01/07/2010


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Tract de présentation FSU-Finances 76