
Alors que le débat parlementaire sur le Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2026 bat son plein, les orientations du gouvernement confirment nos pires craintes : une cure d’austérité sans précédent qui frappe de plein fouet les services publics et les agents qui les font vivre.
Un budget de « Guerre Sociale »
Pour la FSU-Finances, le constat est sans appel : le gouvernement Lecornu persiste dans une logique dogmatique. Sous prétexte de ramener le déficit public sous la barre des 5 %, ce sont plus de 30 milliards d’euros d’économies qui sont recherchés, principalement sur le dos des dépenses publiques.
Aux Ministères Économiques et Financiers, nous sommes en première ligne. Alors que la lutte contre la fraude fiscale devrait être la priorité absolue pour renflouer les caisses de l’État, les moyens humains restent largement insuffisants face à l’ampleur de l’évasion fiscale.
Salaires : Le gel de trop !
L’intersyndicale de la Fonction Publique, dont la FSU est partie prenante, a interpellé le Premier ministre dès janvier. Nos revendications sont claires, mais les réponses restent désespérément muettes :
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Revalorisation immédiate du point d’indice : Le gel persistant étrangle le pouvoir d’achat des agents alors que l’inflation, bien que ralentie, continue de peser sur les ménages.
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Refus du « mérite » individualisé : Nous dénonçons la volonté de substituer des primes aléatoires à de véritables augmentations indiciaires.
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Abrogation de la journée de carence : Une mesure injuste qui pénalise les agents malades.
Conditions de travail : La rupture est proche
Le gouvernement se félicite de l’inscription définitive de la rupture conventionnelle dans le Code général de la Fonction publique. Pour la FSU, c’est l’aveu d’un échec : au lieu d’améliorer l’attractivité de nos métiers et le sens de nos missions à Bercy, on facilite la sortie des agents épuisés par des réorganisations incessantes et des suppressions de postes masquées.
« On ne gère pas un État comme une start-up. Les agents des Finances ne sont pas des variables d’ajustement budgétaire mais les garants de l’équité républicaine. »
Un autre budget est possible : celui qui investit dans l’humain, dans les services publics et dans la justice fiscale !

