
Depuis son déploiement massif, le télétravail est devenu une réalité pour des milliers d’agents de la DGFiP. Si cette modalité offre une souplesse appréciée, elle ne doit pas devenir le cheval de Troie d’une disponibilité permanente et d’une fusion entre vie privée et vie professionnelle.
Un accès facilité, une charge multipliée
Aujourd’hui, que ce soit via le Webmail, le VPN ou l’accès aux boîtes génériques depuis son domicile, l’administration se félicite de la « continuité du service ». Mais à quel prix ? Pour la FSU-Finances, le constat est amer : la dématérialisation des tâches, couplée à la suppression constante d’emplois, pousse les agents à déborder sur leur temps personnel pour « éponger » le retard des services.
Boîtes génériques : l’indigence du suivi
L’accès aux messageries fonctionnelles à distance illustre parfaitement cette dérive. Sous couvert de « faciliter le travail d’équipe », on assiste trop souvent à une surveillance accrue ou à une pression invisible pour répondre aux sollicitations des usagers en dehors des horaires de bureau. Rappelons-le : être connecté ne signifie pas être corvéable !
Les revendications de la FSU-Finances
La FSU-Finances exige que le télétravail reste un choix volontaire et protégé par des garanties réelles :
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Le respect strict des horaires : Aucune sollicitation (mail, messagerie instantanée) ne doit avoir lieu en dehors des plages de travail.
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Le droit à la déconnexion effective : L’administration doit mettre en place des verrous techniques empêchant l’usage des outils professionnels le soir et le week-end.
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La prise en charge intégrale des coûts : Équipement ergonomique, électricité, chauffage… Ce n’est pas aux agents de financer les économies de loyer de l’État !
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Le maintien du lien social : Le télétravail ne doit pas isoler les agents ni servir de prétexte à la fermeture de nouveaux sites physiques.
Pour la FSU-Finances, l’expertise des agents de la DGFiP mérite reconnaissance et protection, pas une exploitation numérique sans limites. Ensemble, imposons un cadre humain au travail de demain !

